En Finlande c’est de l’œuf que naquit le monde. Dans les textes sacrés persans, c’est un œuf qui donne naissance au monde : la lune et le soleil s’élèvent dans le firmament et la terre, plus lourde, s’immobilise.
En Inde, le cosmos, pour se reposer, se retire dans un œuf. Les Chinois s’offrent des œufs au printemps en signe de renouveau et de fécondité.
Chez les Romains, l’œuf était un symbole de fertilité et de renouveau du printemps. On offrait des œufs et du pain à Cérès, déesse de l’agriculture.
Symbole de vie et de perfection, l’œuf trouve naturellement sa place dans la grande fête de Pâques.
Dans toutes les régions de France, les repas et pâtisseries pascales sont riches en œufs. Dès le XIIème siècle, les œufs étaient bénis par l’église et le roi de France en distribuait lui-même au sortir de la messe pascale. La tradition d’offrir des œufs à la fin du carême s’établit définitivement en France à la fin du XVème siècle.
Autrefois, après la messe, les enfants dénichaient les œufs peints dans les jardins. De nos jours, pour la plus grande joie des enfants, les œufs sont en chocolat et ce sont les cloches qui nous les apportent de Rome.
Après s’être tues jusqu’à la nuit pascale, elles sonnent à toute volée le matin de Pâques. Sous leurs jupes de bronze ou d’airain, elles cachent les friandises destinées aux enfants qui ont fait pénitence durant tout le Carême.